Interview de Laurent Guglielmi, Cochonailles du Haut-Bois

  • Interview

Laurent Guglielmi dirige depuis 2005, les Cochonailles du Haut-Bois. Cette société de 130 personnes, en Eure-et-Loir, a connu un développement important depuis 15 ans. Elle maîtrise toute la filière, de l’élevage des porcs à la transformation charcutière… jusqu’à la livraison à ses clients, vers Paris et Orléans. Le choix de camions au gaz s’est imposé rapidement. Et ce n’est qu’un début.

Que représente le transport dans votre activité ?

Laurent Guglielmi : Distribuer nos produits jusqu’à nos clients est essentiel. Le niveau d’exigence est très élevé sur le service. Il faut un accompagnement et une logistique capables de répondre de manière fine à leurs besoins. 70% de notre chiffre d’affaires est en région parisienne, une des plus contraignantes en termes de circulation et de temps de parcours. Avec comme difficultés, d’être en ZFE et d’avoir certains quartiers interdits aux plus de 3,5 tonnes, entre 22h et 6h, voire 8h du matin. Nous à 8h, on n’a fait que la moitié de nos tournées, donc il nous fallait des camions qui ne roulent pas au Diesel. De plus, certains clients ont des contraintes très précises. Comme ce laboratoire charcutier au centre de Paris, qui veut une livraison à 5h et pas 5h15, car ses 35 salariés attendent la marchandise à transformer. D’autres nous confient leurs clés et leurs codes d’alarme pour remplir leurs chambres froides la nuit. Mais des arrêtés municipaux sur des zones spécifiques interdisent de faire du bruit à ces heures-là. Quand on entre en zone résidentielle par exemple, on coupe les frigos, on livre le client sans faire de bruit et on remet le froid en partant.


Ce sont ces contraintes qui ont motivé votre démarche verte ?

Laurent Guglielmi : Pas uniquement. Nous avons chez nous une RSE assez forte depuis 15 ans. Par exemple, on est un site « Zéro énergies fossiles » depuis 2011. On n’utilise ni gaz, ni fuel dans tous nos processus de production. On a supprimé également les véhicules Diesel et essence de notre flotte de véhicules commerciaux pour passer en éthanol, en électrique-éthanol ou 100% électrique.


Et pourquoi le choix du GNV pour les camions ?

Laurent Guglielmi : Sur les camions et poids lourds, on cherchait depuis longtemps une alternative avec Petit Forestier. Elle a mis du temps à arriver sur le marché, mais les planètes se sont alignées. On était en phase de renouvellement, si bien qu’on a pu faire correspondre des durées de contrat de 4 ans avec l’objectif de la réglementation 2025 sur les camions Diesel dans Paris. On a étudié différentes hypothèses. Avec l’électrique, on n’a pas aujourd’hui l’autonomie suffisante pour les tournées de nos chauffeurs. Donc on a fait le choix du gaz, sachant que pour nous, ça a du sens puisqu’on est aussi producteur de Biogaz à travers nos activités en méthanisation. On est dans une démarche cohérente qui coche toutes les cases.


Comment s’est passé l’accompagnement par Petit Forestier ?

Laurent Guglielmi : Cela faisait 2 ans qu’on en discutait avec eux. On était en veille. Je leur ai dit : « Vous êtes en relation avec des constructeurs directs. Surtout, dès que vous voyez des solutions qui correspondent à notre cahier des charges, vous dégainez. » Très vite, un spécialiste technique chez Petit Forestier nous a tout présenté : l’électrique avec ses contraintes, le gaz, l’essence potentiellement à l’éthanol, les Diesel verts également qui pourraient arriver sur le marché... On a tout balayé. Il en est ressorti à notre niveau que le plus favorable sur le plan environnemental et éthique, c’était le GNV. On a reçu nos deux premiers véhicules au gaz en juin 2021 et cela fonctionne très bien.


Quel a été le plus facile dans cette transition ?

Laurent Guglielmi : Une fois la décision prise, le plus facile a été de passer commande. Je suis client Petit Forestier depuis 1999. J’ai des demandes très précises sur les aménagements des camions, que mon conseiller connaît parfaitement. Il a suffi de garder les mêmes camions avec les motorisations adaptées pour le gaz.


Et le plus difficile ?

Laurent Guglielmi : Convaincre nos chauffeurs que la solution était bonne pour tout le monde ! Ils ont mal vécu la perte d’autonomie. Ils sont passés de camions pouvant faire 600 km à des modèles roulant 250 km. Mais des solutions ont été trouvées pour adapter leurs itinéraires avec des stations sur le chemin. On a la chance de partir sur des horaires décalés donc de ne jamais être trop embêté pour faire nos pleins.


De nouvelles évolutions en vue ?

Laurent Guglielmi : Dans 2 ans, on sera 100% au gaz. Et par la suite, pour Paris intramuros, l’objectif est de passer en électrique quand l’autonomie le permettra, car cette énergie est imbattable en termes de silence. Le gaz permet de tout faire.

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